Dans une guerre faisant appel aux forces mécanisées, il faut de plus en plus de personnels qualifiés pour l’entretien et la réparation du matériel.

La question se complique dans le cadre d’un conflit mondial, et dans le cas de l’Allemagne en raison des centaines de fabricants différents avec chacun leur propre gamme de véhicules, auxquels s’ajoutent ceux capturés sur l’ennemi.
La chaîne d’entretien et de réparation de l’ensemble des véhicules à moteur de la Heer peut résumer comme suit.
Au niveau divisionnaire ou inférieur se trouvent des unités spécialisées, dénommées I (Instandsetzungs)- Trupp, I-Gruppe ou I-Staffel en fonction de la nature et du nombre de véhicules de l’unité à laquelle ils sont rattachés.

Le Panzer-Instandsetzungs Dienst
L’entretien courant (Instandsetzungs) du char est d’abord de la responsabilité de son équipage. Pour les tâches plus complexes ou plus longues, un Instandsetzungs-Gruppe est attaché à chaque Panzer-Kompanie, à chaque compagnie de commandement de Panzer-Abteilung (bataillon) et à l’état-major (Stab) du Panzer-Regiment. Comptant de 15 à 25 mécaniciens (Panzerwarte) formés dans différentes spécialités, il est entièrement motorisé.
A partir d’août 1944, l’I-Dienst au niveau du Panzer-Abteilung est intégré à sa compagnie d’approvisionnement (Versorgungs-Kompanie). Elle est divisée en un élément avancé, un élément principal et un élément arrière, et le I-Gruppe est réparti entre les trois.
L’escadron d’entretien (I-Staffel) est un I-Gruppe plus étoffé. Destiné initialement aux unités motorisées/ mécanisées, on en trouve également à partir de 1943 dans les bataillons de Panther et de Tiger, qui nécessitent des moyens spécifiques.

Les ateliers
Un peloton atelier (Panzer-Werkstatt-Zug) est alloué à chaque Panzer-Abteilung pour les réparations, alors qu’une compagnie (Panzer-Werkstatt-Kompanie) composée de 2 pelotons est rattachée à chaque Panzer-Regiment ainsi qu’aux bataillons de chars lourds (schwere-Panzer-Abteilung) équipés de Tiger ou équivalents.
La Panzer-Werkstatt-Kompanie comprend un groupe de commandement (Gruppe Führer), 2 Panzer-Werkstatt-Züge, un peloton de remorquage (Bergezug), une section de réparation d’armement (Waffenmeisterei Trupp), une section atelier électrique et transmissions (Werskatt Nachtrichtengerät Trupp) et un peloton de train de combat (Gefechtstross), soit entre 140 et 160 hommes selon les tableaux d’organisation (K.St.N.) et en fonction des types d’engins.
Des Pz.-Werks.-Kp ou Pz.-Berge-Kp. indépendantes, au niveau des armées et des corps d’armée, appuient les unités d’échelon inférieur.
Quand les blindés sont si lourdement usés ou endommagés qu’ils ne peuvent être réparés sur le théâtre d’opérations, ils sont rassemblés par le plus proche bureau du Matériel de l’armée de terre (Heereszeugamt/H.Za.) qui se charge de les renvoyer chez les constructeurs en Allemagne ou dans les pays occupés pour un reconditionnement complet.
À partir de 1942, l’accroissement des distances et de la sollicitation du chemin de fer amène à la création sur le front de l’Est d’un niveau intermédiaire : le centre de réparation de véhicules blindés (Panzer-Instandsetzungs-Kraftfahr-Werk), destiné à assurer la maintenance lourde de 3e et 4e échelons, avec une révision complète et l’échange de composants principaux.
Il y en aura trois, un pour chaque groupe d’armées Nord, Mitte et Süd.
Mais, bien que le règlement exige que les engins gravement endommagés soient renvoyés en Allemagne, les unités d’entretien des Panzer-Regiment préfèrent appliquer le principe suivant : « Il vaut mieux avoir sur le front un char en plus ou moins bon état que deux Panzers flambant neufs en Allemagne. » D’où l’habitude prise de « cannibaliser » pour pallier le manque de pièces et de faire le maximum pour réhabiliter les engins au plus près du front.

Les véhicules à roues
Un service d’entretien des véhicules à roues (Kraftfahrzeuge-Instandsetzungsdienst) n’est mis en place que dans les unités combattantes, en incluant les transmissions, les autres ne disposant généralement que d’un seul mécanicien avec un outillage de base.
La plus petite unité est l’Instandsetzungs-Trupp, qui compte de 4 à 21 hommes. Il en existe 3 types en fonction du nombre et du type de véhicules, dont un I-Trupp spécifique aux véhicules blindés à roues (Panzerspähwagen).
Au niveau du bataillon, on trouve un Instandsetzungsstaffel.
La compagnie atelier Werkstatt-Kompanie appartient à la catégorie des Kraftfahrparktruppen. Elle est dénommée Werkstatt-Kompanie (mot.- pour motorisiert) dans les divisions blindées ou mécanisées, et Kraftfahrzeug-Instandsetzungskompanie (mot.) dans les autres unités de la Heer.
Une Wkst. Kp. (mot.) peut en théorie comprendre un Gruppe Führer, deux Mittlere Kw. Werkstattzug, un Waffenmestereizug et un Tross, soit 102 hommes et 132 si elle est rattachée à une Pz.-Div. ou à une Pzgren.-Div.
Dans la compagnie lourde (schwere Kfz.-I-Kp.), le 2. Zug est remplacé par un s.Zug, chargé principalement des révisions poussées et qui en conséquence était moins mobile, avec trois sections spécialisées en maintenance moteur, châssis et systèmes électriques.
Une division peut compter jusqu’à trois compagnies atelier et de réparation dans son Kraftfahrpark, auxquelles est souvent adjointe une colonne de ravitaillement (Nachschubkolonne) supplémentaire d’une capacité de transport de 75 T.
Par ailleurs, les Kraftfahrtruppen incluaient des unités du niveau armée et corps d’armée : Kraftfahrzeug-Abschleppzüge (remorquage), Kraftfahrpark ou Armee-Kraftfahrpark, Kraftfahrzeuge-Instandsetzungs-Regimenter ou Abteilungen. Elles se chargent des réparations lourdes qui dépassent les moyens des unités d’échelon inférieur.

Les combinaisons
Les mécaniciens affectés à l’entretien mécanique et à la réparation des véhicules et engins blindés utilisaient souvent des effets en treillis pour protéger leur tenue en drap. Ils sont illustrés par nos photos de reconstitution, ce sont d’abord les treillis réglementaires en deux-pièces, bleu foncé, écru ou vert roseau.
Mais, exactement comme les mécaniciens dans le civil, ces personnels portent des combinaisons de protection, plus pratiques pour éviter de s’accrocher en espaces confinés comme dans un engin blindé ou dans un compartiment moteur.
Mais curieusement, alors qu’ont existé des modèles de la Reichsheer, il n’y a pas eu de combinaison de travail adoptée dans la Heer par la suite, à la différence de la Luftwaffe et de la Kriegsmarine, ou d’organisations paramilitaires ou civiles comme le NSKK, l’Organisation Todt, le Technische Nothilfe ou la Luftschutz.
Les tankistes, quant à deux, utilisaient déjà des effets d’origine étrangère au début du conflit, en particulier les combinaisons d’origine tchèque.
Les combinaisons n’étant pas disponibles en quantités suffisantes, les mécaniciens ont donc dû se débrouiller avec des combinaisons civiles, en provenance d’autres armes ou d’armées étrangères, ou commandées en petites séries par les unités elles-mêmes ou les principaux magasins d’habillement (Bekleidungsamten) auprès de fournisseurs locaux en Allemagne ou dans les pays occupés.

Exemple des bataillons de Tigre
Notre exemple est celui du s.Pz-Abt 508 équipé de Tigre 1, qui combattra sur le front italien de la mi-1943 jusqu’à la fin de la guerre ; chiffres donnés pour mai 1944.
En plus d’une section atelier rattachée à la compagnie de commandement, la 4. Kompagnie est chargée des réparations. Elle est composée d’une section de récupération et de deux sections atelier. L’une est installée près de la ligne de front pour les réparations simples, l’autre est plus loin pour effectuer les opérations lourdes. Chacune compte un officier et 100 hommes. Toutes les deux sont organisées selon le même schéma, avec cinq éléments : moteurs, armement et mécanismes de tourelle, train de roulement, radios, et divers, dont l’optique.
Début juin 1944, chacune des sections atelier dispose des moyens suivants :
– 5 camions pour les étaux, tours, compresseurs, accumulateurs, matériels de soudure et outils pour petites réparations, pompes à main pour le transfert de l’essence des bidons de 200 litres dans les réservoirs des véhicules ;
– 3 camions pour les pièces de rechange d’entretien courant ;
– 4 camions pour les autres pièces de rechange
– 2 camions pour le matériel de TSF
– 1 camion pour la réparation des armes.
– 1 grue fixe pour retirer les tourelles. Pour son transport, elle est démontable.
– 1 tracteur semi-chenillé de 18 tonnes équipé d’une grue légère (seulement dans la 2e section).
La section récupération est composée d’un officier et de 30 hommes. Elle dispose de :
– 6 tracteurs lourds semi-chenillés FAMO de 18 tonnes ;
– 1 semi-chenillé pour le personnel.
– 3 chars Sherman M4 capturés et un Tigre 1 détourellés pour les alléger au maximum dans leur mission de remorquage.

Drillichanzug 1933, tenue de treillis 1933 
Adoptée le 1er avril 1933, la tenue de treillis du modèle général dans l’armée de terre (Heer) est destinée à remplacer la tenue en moleskine héritée de la Reichsheer. (cf. l’article complet d’E. Lefèvre dans Militaria 64). Confectionnée en chevron de coton mélangé, sa nuance initiale gris écru (Rohgrau) devient vert roseau (Schilfgrün) en 1939-1940. Distribuée à la troupe et aux sous-officiers, elle sera portée en caserne, en manoeuvre et même en campagne comme tenue d’été.
La veste est fermée par 5 boutons amovibles et un crochet métallique au col, avec 2 poches plaquées sur le devant et 2 rubans internes à la hauteur des reins pour serrer la taille. Sa simplicité permet son port rentrée dans le pantalon, disposition souvent observée lors des travaux de mécanique, comme c’est le cas ici pour notre homme.
Elle ne comporte aucun insigne pour la troupe, hormis les marques de grade sur la manche gauche. Ce mécanicien d’un détachement « Instandsetzung » est coiffé de la Feldmütze avec les insignes sur fond feldgrau adoptés en juin 1940 avec une soutache rose. La chemise réglementaire en jersey et les bottes de marche complètent sa silhouette.

Diplôme KVK II 2.Zug /Werkstatt-Kompanie / Panzer-Regiment 204

Le Panzer-Regiment 204 est créé en France en juillet 1941 et doté notamment de chars français Somua S35 de prise (Beute) ; il est alors subordonné à la Panzer-Brigade 101 mise sur pied en juin. L’état-major de cette brigade servira à constituer celui de la 22. Panzer- Division (Pz-Div) créée le 25 septembre 1941 et dont le Pz-Rgt 204 sera l’unité blindée. Après une période de formation en France durant laquelle les deux Abteilungen sont rééquipés de chars allemands, la division est transférée en mars 1942 en Crimée. A partir du 10 juin, le régiment est engagé vers Stalingrad, et mis au repos à la mi-septembre en soutien des troupes italiennes et roumaines. C’est durant cette période que le diplôme de la croix du mérite de guerre de 2e classe avec épées, est établi le 10 octobre 1942 pour l’Obergefreiter Gustav Leonardt de la Werkstatt-Kompanie, 2. Zug.
Ce document est signé par le tout nouveau Kommandeur de la division, en poste depuis seulement trois jours, l’Oberst Helmut von der Chevallerie, qui sera nommé Generalmajor dès le 18 octobre. (Coll. part.)

Blau arbeit drillichanzug – Le treillis bleu
La tenue de travail bleue a été adoptée dès 1933 dans la Heer, et destinée aux personnels exécutant des travaux particulièrement salissants, comme les mécaniciens.
Les hommes des unités d’entretien du matériel (Instandsetzungs) et des ateliers (Werkstatt) attachés à certaines unités de combat en seront dotés en priorité jusqu’à la fin du conflit, ainsi que les équipages de véhicules et blindés et certains personnels d’unités du génie.
La coupe de la veste (Drillichrock) est différente de celle du treillis écru adopté le 1er avril 1933 :
– col montant droit fermé par un crochet métallique, sans boutons internes
– fermeture sur le devant par 6 boutons métalliques en cuvette non amovibles
– bas de manche fendu avec une boutonnière et 2 boutons
– absence de dispositif de serrage à la taille et de fente verticale au bas du dos
– pas de poches externes, une poche plaquée à l’intérieur du pan gauche.
La coupe du pantalon (Drillichhose) est par contre identique à celle du treillis 1933. La veste était aussi portée rentrée dans ce pantalon, comme sur la photo d’époque.

Notre reconstitution montre ici un tankiste, identifiable à sa Feldmütze de couleur noire adoptée le 27 mars 1940 dont la soutache rose est retirée conformément à la directive du 8 septembre 1942.

Friedrich Jünger Werkstatt-Kompanie/Panzer-Regiment 33
Né le 15 août 1914, F. Jünger est déjà sous-officier de carrière lorsqu’il est affecté en mars 1940 à la 7. Kompanie du Panzer-Regiment 33 de la 9. Pz.-Div. nouvellement créée.
Il fait plusieurs passages au Panzer-Ersatz-Abteilung 4, et à partir de juin 1940 au Panzer- Ersatz-Abteilung 33, les unités de dépôt et de remplacement du régiment.
Schirrmeister en 1940 et Oberschirrmeister en 1942, il sert d’abord dans le Werkstatt-Zug II, puis à partir de juin 1944 dans la Panzer-Werkstatt-Kompanie régimentaire.
Après une formation technique en novembre 1944, il est promu au grade de Leutnant en décembre et retourne dans son unité jusqu’en avril 1945.
Il a reçu les distinctions suivantes : Dienstauszeichnung IV. Klasse, Sudeten-Erinnerungs-medaille, Kriegsverdienstkreuz 2. Klasse mit Schwertern, Ostmedaille, Bulgarisches Soldatenkreuz des Tapferkeitsordens III. Klasse, Kraftfahrbewährungsabzeichen in Silber et EK II. Comme on le voit sur sa photo d’identité, les personnels de la Werkstatt-Kompanie portent la tenue noire des Panzer comme tous les autres hommes du son régiment.
(Coll. part)

Moleskinschutzanzug – La combinaison de protection en moleskine
La Reichswehr a été autorisée à disposer d’unités motorisées (Kraftfahr-Abteilungen) avec des blindés légers à roues, et adopte des tenues de protection spécifiques pour leurs équipages. D’après les clichés d’époque, deux types de combinaisons servirent à partir de 1933 dans la nouvelle armée de terre (Heer) jusqu’à usure complète.
On les observe dans les unités de reconnaissance blindée, qui furent les premières constituées avant l’émergence de la Panzertruppe.
Confectionné en moleskine, la toile également utilisée pour les vareuses de campagne d’été, le premier type était fermé par des boutons apparents alors qu’ils étaient protégés sous bande sur le second.
C’est le modèle porté par cet adjudant-chef (Oberfeldwebel) du Werkstatt-Zug attaché au III. Panzer-Lehr-Abteilung du Panzer-Rgiment 5 créé le 15 octobre 1935.
Que ce soit dans la cour de la caserne ou lors d’exercices, il est autorisé à porter la casquette à visière (Schirmmütze) de dotation du modèle destiné à la troupe et aux sous-officiers, avec les insignes en métal estampé et passepoil rose à la couleur de l’arme.
La combinaison présente les caractéristiques suivantes :
– fermeture du col par une bride avec boutonnière
– bas de manche fendu avec une boutonnière et deux boutons de même type
– serrage au bas des jambes par une patte et deux boutons
– Un cordon de serrage sous bande au niveau de la taille
– 2 poches de poitrine à rabat boutonné de même type
– 2 poches arrière plaquées
– 1 poche de poitrine intérieure plaquée sur le pan gauche.

À l’intérieur du revers du pan de droite, on distingue encore les marques M33 pour le dépôt d’habillement (Bekleidungsamt) de Munich et la date de confection, K.A.4 identifie le Kraftfahr-Abteilung 4 et 2 K la compagnie.
(Coll. part.)

Le Leutnant Edbert Schnabl, PanzerJäger-Abteilung 165
Edbert Schnabl est né le 19 mai 1915 en Autriche. Après avoir suivi des études d’ingénieur durant cinq ans, il passe par le I. Artillerie-Regiment 43, qui est transféré à la mobilisation à l’Artillerie-Regiment 7 de la 7. Infanterie-Division.
L’ensemble de son parcours durant le conflit n’est pas connu avec précision, mais il est capturé le 23 avril 1945 dans la région de Trente, au nord-est de l’Italie.
Schnabl portait alors un blouson croisé feldgrau orné de pattes de col noires passepoilées en rose avec têtes de mort métalliques et des pattes d’épaule de Leutnant avec le « I » gothique d’Instandsetzungs, comme on peut le voir sur son portrait de studio en mars 1945. On remarque le passepoil en fil d’aluminium rajouté sur le haut du rabat boutonné de son Einheitsfeldmütze noire, coiffure de campagne en principe destinée à être portée par les officiers des Panzertruppen avec la tenue noire ; cette mixité d’effets de tenues différentes est courante à la fin du conflit.
Sa fiche de Prisoner of War, établie le 25 avril 1945 au camp Prisoner of War Enclosure (PWE) 334 près de Florence, avec deux photos d’identité sur lesquelles il porte toujours le même blouson, indique qu’il servait au « Hq 165 TD 65 Div » au moment de sa capture.
Bien que né en Autriche et domicilié à Tachau (aujourd’hui Tachov en République tchèque) dans les Sudètes, le document précise que Schnabl « claims German nationality… »
Les abréviations américaines « TD » pour « Tank Destroyer » et « Hq » pour « Headquarters » correspondent au Stab du Panzerjäger- Abteilung 165 rattaché à la 65. Infanterie-Division, qui était effectivement dans ce secteur au pied des Alpes.
En janvier 1944, ce bataillon de chasseurs de chars avait été reclassé avec une Kp. de canons d’assaut (Sturmgeschützen), une Kp de Panzerjäger équipée de Pak 40 tractés, et une compagnie de Flak.
Le tableau d’organisation Kriegsstärkenachweisung (KStN) 1106 du 1er février 1944 relatif à l’état-major et à la compagnie de commandement d’un bataillon de chasseurs de chars [Stab und Stabskompanie einer Panzerjägerabteilung (gem.)] indique que cette dernière comprend un Instandsetzungsstaffel (Kfz.u.Waffen) d’une quinzaine d’hommes, dont Schnabl était probablement le Zugführer, bien que ce poste soit en théorie pourvu par un Beamter Offizier, technicien ayant rang d’officier (Beamter des mittl. techn. dienstes) en tant que Werkmeister.
(Coll. Glen Hendricks)

Eté 1942 en Russie
Ce mécanicien travaille sur le train de roulement d’un semi-chenillé Sd. Kfz. 250 dont il tient un galet à la main.
Il est vêtu d’une combinaison de treillis léger en chevron ocre et est coiffé d’une Feldmutze 1934 avec les insignes adoptés en juin 1940 et une soutache rose. Chemise gris/feldgrau et brodequins réglementaires.
Sa combinaison ferme par 8 boutons en carton compressé dont les quatre situés au niveau du torse sont apparents ; les bas de manches sont fendus et se ferment par 2 boutons, le bas des jambes peut être resserré grâce à une patte et deux boutons.
La taille peut être aussi ajustée par un cordon sous bande interne, il y a deux fentes verticales au niveau des hanches pour accéder sous la combinaison, une poche plaquée sur le côté droit de la poitrine, une poche plaquée fermée par un bouton au niveau de la fesse droite, et une poche de forme rectangulaire de 17 cm de longueur plaquée le long de couture verticale de la cuisse droite.
Seule l’indication de taille « 2 » est visible à l’intérieur au niveau la fermeture frontale.

Pattes d’épaules
La couleur d’arme des ateliers des divisions blindées est le rose et à partir d’avril 1943 figure sur les pattes d’épaules de leurs personnels un « I » gothi

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Texte

Jacques Scipion, Franck Bachmann

Photos

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