La 17e division de campagne de la Luftwaffe (17. Luftwaffen-Felddivision) a été formée durant l’hiver 1942 en Poméranie Orientale sur la base de recrues issues de différentes origines territoriales, nationales et militaires.

D’abord transférée en Bretagne entre le 28 décembre 1942 et le 7 janvier 1943, la division est ensuite déplacée du 7 au 13 février vers la Normandie pour remplacer d’autres divisions parties sur le front russe. C’est précisément dans un rôle statique de surveillance du littoral entre Le Havre et Veules-les-Roses que les soldats des Jäger-Regiment 33, 34 et puis 47e ainsi que le Pionier-Bataillon 17, pour ne citer qu’eux, s’installeront sur la côte normande.
Répartie sur toute la Pointe de Caux sous le commandement du Generalleutnant Hocker, la division entreprendra pendant presque 17 mois l’aménagement des défenses des ports, des côtes et plus particulièrement de la Festung Le Havre après la directive d’Hitler du 19 janvier 1944.

Août 1944
En août de cette même année, la grande majorité de la 17., à l’exception du Jäger-Regiment 33 et de quelques détachements de l’Artillerie-Regiment 17 et du Pionier-Bataillon 17, quittera subitement la région pour connaître l’épreuve du feu de « l’autre côté de l’eau », sur l’Avre, après avoir traversé la Seine entre Caudebec-en-Caux et le Trait.
Ayant subi d’importantes pertes en Basse-Normandie, la division, dissoute en septembre 1944, verra le reste de sa troupe transférée dans la 167. Volksgrenadier-Division jusqu’à sa destruction en avril 1945 dans la poche de la Ruhr (1).
Ce sera donc sans la 17. Luftwaffen-Felddivision, début septembre 1944, que les troupes allemandes du colonel E. Wildermuth résisteront quelques jours aux alliés lors du siège du Havre. L’opération Astonia aboutit à la capitulation du camp retranché du Havre le 12 septembre 1944.
Dans l’esprit de rapprochement entre l’Histoire et l’objet, j’étudie ici les traces matérielles et documentaires de cette division, récupérées en majorité dans la pointe de Caux depuis quelques années et sur lesquelles des marquages anodins nous livrent de remarquables informations.

1. Source : Didier Lodieu : « Combat sur la Seine », « La retraite allemande vers la Seine », « De la traversée de la Seine à l’Escaut ».

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David Mailly

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